Mots. Les langages du politique

Revue interdisciplinaire à la croisée des sciences du langage, des sciences du politique et des sciences de l'information

A multidisciplinary journal gathering contributions on language sciences, political sciences and information studies

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Mots. Les langages du politique

La revue Mots. Les langages du politique s’inscrit dans une perspective interdisciplinaire, à la croisée des Sciences du langage, des Sciences du politique et des Sciences de l’information et de la communication. Mots. Les langages du politique publie des dossiers thématiques, des articles en rubriques « Varia », « Méthodologie » ou « Mots en politique », des notes de recherche, des comptes-rendus de lecture, une bibliographie des publications sur les langages du politique. Les articles sont publiés en français et sont accompagnés de résumés avec mots clés en français, anglais et espagnol. La revue est publiée avec le concours du CNRS et de la Région Rhône-Alpes, et avec l’appui scientifique des UMR ICAR et Triangle, de l’EA CEDITEC et de la Société d’étude des langages du politique (SELP).

Mots is a thematic journal devoted to the narratives, vocabulary, and languages of the political and social fields. It does not focus on one “speciality language”, but attempts to present, theme by theme, in depth analyses of discourse in context in characteristic environments of usage. Although focussing on problems of semiology and the sciences of language, the journal is interdisciplinary, and open to the communication sciences, history, political sciences, political philosophy, sociology and social statistics. The journal is published with the support of the CNRS and the CNL.

Éditeur

ENS Éditions

Les Éditions de l’École normale supérieure de Lyon, créées en 1993 à Fontenay-Saint-Cloud, ont pris un nouveau départ après l’installation, en 2000,  de l’École (ENS LSH) à Lyon. En 2011, fortes de l’apport des publications de l’Institut national de recherche pédagogique, elles doivent désormais relever le défi des enjeux de l’École dans toute sa diversité actuelle après la fusion des deux ENS lyonnaises et la création en son sein de l’Institut français de l’Éducation. ENS Éditions publie donc des ouvrages de toute origine, de chercheurs français ou étrangers, en harmonie avec les questionnements des centres de recherche de l’ensemble de l’École.

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Directeur de la publication

Emmanuel Trizac

Rédacteur(s) en chef

Chloé Gaboriaux

Responsable de l'édition électronique

Patrick Tillard

Type de support

Papier et électronique

Etat de la collection

2002-2020

Politique d'édition électronique

Publication en libre accès après un délai de restriction de 2 ans

Périodicité

Trois fois par an

Année de création

1980

Date de mise en ligne

01 janvier 2008

ISSN format électronique

1960-6001

ISSN format papier

0243-6450

Langue de la publication

Français

Politique sur les frais de publication

Frais de publication

non

Frais de soumission

non

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Procédure d'évaluation

évaluation en double aveugle

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Actualités

Nouveau numéro

134 | 2024 – Mécaniques de la dépolitisation

Couverture Mots. Les langages du politique

La notion de dépolitisation a suscité depuis une trentaine d’années un nombre important de travaux en sciences politiques, mais demeure en revanche assez peu travaillée par les sciences du langage, du discours et de la communication. Ce dossier s’intéresse à la dépolitisation entendue comme expression d’un manquement, éventuellement volontaire, dans la mise en discours des conflictualités sociales de la part d’instances qui ont traditionnellement la charge de faire vivre la démocratie : élus et institutions de la démocratie représentative, médias d’information, agences et organisations parapubliques ou privées médiatisant une partie de nos sociabilités, choix et engagements. Les articles présentés ici s’attachent à explorer plus avant les différentes mécaniques discursives de la dépolitisation, qu’il s’agisse plus particulièrement de la disqualification d’une mise en politique des thématiques et des sujets en jeu, du rétrécissement de l’espace du débat démocratique, ou encore de l’invisibilisation du politique par l’imposition progressive de rationalités supposément apolitiques. De la communication publique des ministères aux discours des acteurs de la tech, en passant par les différents dispositifs de gestion des débats écologiques et sociaux, les processus de dépolitisation se donnent à voir dans des contextes communicationnels très divers et peuvent être le fait d’acteurs également très différents, que ces contributions se proposent d’éclairer.

The notion of depoliticisation has given rise to considerable work in political science over the last thirty years, but has received relatively little attention in the sciences of language, discourse and communication. This issue looks at depoliticisation, understood as the expression of a – possibly deliberate – failure in the modes of discourse of social conflict by bodies that are in principle responsible for fuelling democracy: elected representatives and the institutions of representative democracy, the news media, agencies and para-public or private organisations that mediate part of our social lives, choices and commitments. The articles in this issue explore in greater depth the various discursive mechanisms of depoliticisation, whether it be the disqualification of a political approach to the issues and subjects at stake, the narrowing of the space for democratic debate, or the invisibilisation of politics through the gradual imposition of supposedly apolitical rationalities. From the public communication of ministries to the discourse of tech players, via the various mechanisms for managing ecological and social debates, the processes of depoliticisation can be seen in very different communicational contexts and can also be the work of very different players, which these contributions aim to shed light on.

La noción de despolitización ha sido objeto de numerosos trabajos de las ciencias políticas durante los últimos treinta años, pero ha recibido relativamente poca atención en las ciencias del lenguaje, el discurso y la comunicación. Este número la aborda, entendida como la expresión de una omisión, posiblemente deliberada, en la manera en que afrontan el discurso del conflicto social los organismos tradicionalmente responsables de vigorizar la democracia, a saber: representantes electos e instituciones de la democracia representativa, medios de información, y agencias y organizaciones parapúblicas o privadas que mediatizan en parte de nuestra sociabilidad, nuestras opciones y nuestros compromisos. Los artículos de este número profundizan en los diversos mecanismos discursivos de la despolitización, ya se trate de la descalificación de un enfoque político de las cuestiones y temas en juego, el estrechamiento del espacio para el debate democrático, o la invisibilización de la política mediante la imposición gradual de racionalidades supuestamente apolíticas. Desde la comunicación pública de los ministerios hasta el discurso de los agentes tecnológicos, pasando por los diversos mecanismos de gestión de los debates ecológicos y sociales, los procesos de despolitización pueden observarse en contextos comunicacionales muy diferentes y su origen puede ser diverso. Estas contribuciones pretenden arrojar luz sobre estos últimos.