Frontière·s

Revue d’archéologie, histoire et histoire de l’art

Revue d'archéologie, histoire et histoire de l'art

Journal of archaeology, history and art history

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Frontière·s

Frontière·s s’adresse aux chercheur·euse·s dont les travaux portent sur les sociétés anciennes, de la Préhistoire au Moyen Âge. Son objectif est de proposer à la communauté scientifique un support de publication rapide et interdisciplinaire tout en garantissant la rigueur scientifique d’une revue à comité de lecture. Frontière·s invite les chercheur·euse·s à traiter des thématiques différentes portant sur la notion de frontière à un rythme semestriel.

Frontière·s applies to specialists of Ancient and Medieval studies and provides an interdiscipinary framework to the scientific community, evaluated by peer reviewing. The journal aims to investigate the border as a transdisciplinary subject and to understand how archeologists, historians and art historians understand it. The editorial board of Frontière·s invites authors to question revolving topics on a half-yearly basis.

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frontiere-s@msh-lse.fr

Informations bibliographiques

Directeur de la publication

Nathalie Dompnier

Rédacteur(s) en chef

Vincent Chollier, Gaëlle Perrot, Fabien Bièvre-Perrin, Marine Lépée

Responsable de l'édition électronique

Vincent Chollier

Type de support

Électronique

Etat de la collection

2019-2023

Politique d'édition électronique

Publication en libre accès

Périodicité

Semestrielle (deux fois par an)

Année de création

2019

Date de mise en ligne

22 mars 2024

ISSN format électronique

2534-7535

Langue de la publication

Français

Politique sur les frais de publication

Frais de publication

non

Frais de soumission

non

Politique d'évaluation

Procédure d'évaluation

évaluation en double aveugle

Délai moyen entre soumission et publication

24 semaines

Politique de droits d'auteur et de diffusion

Licence

Creative Commons - Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International - CC BY-NC-SA 4.0

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L’auteur ne cède pas ses droits à titre exclusif à la revue

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Frontière·s
MSH – Lyon – Saint-Étienne 14 avenue Berthelot
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Ville de production

Lyon

Actualités

Nouveau numéro

9 | 2023 – Passés politisés

Frontière·s n°9

Rien de nouveau sous le soleil : au xxie siècle, l’histoire continue d’alimenter les réflexions politiques, nourrissant aussi bien le roman national que les récits contestataires, les discours conservateurs aussi bien que progressistes, les arguments d’un camp comme ceux de son opposant… Les faits historiques et le patrimoine s’imposent comme des arguments d’autorité considérés comme objectifs par certains, pour établir des limites ou créer des ponts, fédérer un groupe ou l’opposer à d’autres. Qu’ils se nomment Reconquête ou Renaissance, dans un jeu d’opposition censé refléter l’échi­quier politique, les partis politiques ne s’y trompent pas lorsqu’ils choisissent un nom de baptême. Pour ce neuvième numéro de Frontière·s, nous avons invité les auteur·rice·s à s’intéresser aux usages récents du passé antique et médiéval dans l’élaboration des idéologies et des pratiques poli­tiques contemporaines.

Sujet désormais récurrent des spécialistes de la réception de l’Antiquité, les réécritures de l’histoire de Sparte, de part et d’autre de l’Atlantique nord, ouvrent le volume : Vivien Barrière et Jean Hedin notent l’importance du comics 300 de Frank Miller (1998) puis de son adaptation cinématographique par Zack Snyder (2007) dans la mise en place d’un discours politique étatsunien faisant de la cité grecque le modèle d’une société guerrière et eugéniste, seul rempart d’un Occident menacé par l’ennemi oriental ; Stéphane François et Adrien Nonjon en détaillent les déclinaisons en France d’une part et en Ukraine d’autre part en se focalisant sur les mouvements d’extrême droite identitaire. En attirant l’attention sur un usage précis de l’histoire, depuis des fouilles mises en œuvre par un maire d’extrême droite en Roumanie (Mathieu Mokhtari) à la diffusion d’une série syrienne sur la chute de Palmyre et Zénobie (Thomas Richard) en passant par un livre édité à Marseille (Pierre Vey), les contributions suivantes mettent en avant la plasticité et la diversité des situations. L’histoire est instrumentalisée par des acteurs et actrices situés aux deux bords de l’échiquier politique ; elle peut se faire vecteur d’un discours réactionnaire qui cherche dans un hier imaginaire un modèle idéal à reproduire (Enki Baptiste), nourrir une appropriation nationaliste d’espaces frontaliers (Lorette Hehn) ou au contraire servir à la survalorisation d’une identité locale perçue comme menacée (Florentin Briffaz).

Consulter l'appel

There's nothing new under the sun: in the 21st century, history continues to fuel political debate, national narratives and protest narratives, conservative and progressive discourses, the arguments of one camp and those of its opponents... Historical facts and legacies establish themselves as arguments of authority, considered objective by some, to set boundaries or build bridges, to unite a group or set it against others. Whether they call themselves Reconquête or Renaissance, in a game of opposition that is supposed to reflect the political spectrum, political parties make no mistake when it comes to choosing a name. For this ninth issue of Frontière·s, we have invited authors to look at recent uses of the ancient and medieval past in the development of contemporary political ideologies and practices.

Now a recurring theme among specialists in the reception of Antiquity, the volume opens with rewrites of the history of Sparta on both sides of the North Atlantic: Vivien Barrière and Jean Hedin note the importance of Frank Miller's comic book 300 (1998) and its film adaptation by Zack Snyder (2007) in establishing a US political discourse that makes the Greek city the model of a warlike, eugenicist society, the only bulwark of a West threatened by the enemy from the East; Stéphane François and Adrien Nonjon look at how this is played out in France and Ukraine, focusing on far-right identitarian movements. By drawing attention to a specific use of history, ranging from excavations carried out by a far-right mayor in Romania (Mathieu Mokhtari) to the broadcasting of a Syrian series on the fall of Palmyra and Zenobia (Thomas Richard) to a book published in Marseille (Pierre Vey), the following contributions highlight the plasticity and diversity of situations. History is used as a tool by actors on both sides of the political spectrum; it can be the vehicle of a reactionary discourse that looks to an imaginary past as an ideal model to reproduce (Enki Baptiste), fuel a nationalist appropriation of border areas (Lorette Hehn) or, on the contrary, serve to strengthen a local identity perceived as under threat (Florentin Briffaz).